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Julien Lizeroux

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Déçu, mais sans regret...

Publié le 28 février 2010

Malgré sa motivation et son engagement, Julien n'a donc pas réussi à accrocher la médaille au slalom Olympique. Comme lui, nous sommes tous déçu, mais bien conscient qu'il a tout donné pour y parvenir. Quelques fautes avant les plats, et un ski un peu trop dur sur cette neige gorgée d'eau lui ont coûté beaucoup de temps sur les deux manches, comme bon nombres de favoris.
Félicitations au Vainqueur G. Razzoli pour sa victoire, et pour avoir su parfaitement s'adapter à ces conditions difficiles.

En attendant les premiers commentaires de Julien sur son blog pour ses fans, voilà une interview après sa course au micro de lequipe.fr.

«Julien Lizeroux, quel est votre sentiment après votre neuvième place dans ce slalom olympique ?

Je ne juge que sur le résultat, je suis déçu de ma course. Il fallait faire zéro faute pour être tout devant et moi j'en ai fait beaucoup trop. Sur le podium, on a trois skieurs assez particuliers, qui ont un toucher de neige très fin et très doux, qui ont réussi à s'adapter aux conditionsdu jour. J'étais peut-être un peu trop sec et dur sur mes appuis. Aujourd'hui, il fallait être plutôt un danseur. Ceux qui ont bien dansé sont devant. Moi, j'ai dansé un peu heurté. Sur les deux manches, j'ai perdu un peu de temps tout au long. Un centième par porte, cela fait une seconde et demie à l'arrivée.

Est-ce frustrant de skier dans des conditions et sur une neige qui ne sont pas celles rencontrées en Coupe du monde ?
Cela aurait été frustrant si cela n'avait pas été les mêmes conditions pour tout le monde... Si on regarde la hiérarchie du slalom : au départ, le premier c'était Reinfried Herbst, le deuxième c'était moi, le troisième c'était Silvan Zurbriggen. On n'est pas dans les dix (en fait, Lizeroux est 9e, Herbst 10e, Zurbriggen 12e, ndrl). On doit être plus des skieurs sur surface glacée. Un bon sportif doit s'adapter à toutes les conditions. Cela n'a pas été mon cas.

Que retenez-vous de votre première expérience olympique, à 30 ans ?
Je retiendrai beaucoup d'humidité, beaucoup de pluie. C'est un bel événement. C'est la forme du jour qui prime. C'est aussi pour cela que c'est si beau. C'était très sympa à vivre de l'intérieur, Cela m'a demandé beaucoup d'énergie, beaucoup de concentration. Il y a eu beaucoup de sollicitations, beaucoup de questions que je ne me pose pas, avec lesquelles je ne suis pas d'accord. Cela va beaucoup me servir pour la suite. Je ne suis pas abattu, je garde le sourire.

Ce slalom conclut des Jeux Olympiques sans médaille pour le ski alpin français...
On est une belle équipe malgré toutes les critiques qui vont pouvoir être dites et écrites dans les jours qui viennent. On est sur une pente ascendante depuis deux - trois saisons. Il ne faut tout remettre en question à cause de quinze jours. Bien sûr, c'étaient les Jeux Olympiques. On n'a pas répondu présent. (...) On va se faire taper sur les doigts, on va prendre des coups, des uppercuts, crochets et directs. On peut en parler pendant des jours et des jours, cela ne va pas nous faire avancer. On est un groupe soudé, on a un vrai collectif. On va repartir au travail et cela va payer.

Comment allez-vous vous remobiliser pour les finales de la Coupe du monde ?
Il me reste une dernière course à disputer à Garmisch. Je suis tributaire de ce que vont faire les autres, je n'ai pas envie de perdre de l'énergie avec cela. Ce sera sûrement des conditions un peu similaires à ici. A moi de me servir de cela pour être meilleur, n'avoir aucun regret. Ensuite, on aura mérité de bonnes vacances. Il y a beaucoup de fatigue depuis quinze jours, depuis le début de saison, mai je suis en forme : physiquement ça va. Mentalement, à moi de digérer tout cela.»

- Propos recueilli par A. T.-C., à Whistler - lequipe.fr

RDV donc le 13 mars prochain, pour les finales de Garmisch, ou le verdict tombera sur le dernier porteur du dossard rouge, et le vainqueur du globe tant convoité!

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Nous y sommes...

Publié le 27 février 2010

A quelques minutes du départ du slalom, la tension commencer à monter avant cette grande soirée olympique!
Quel en sera le scénario? Qui ramènera une médaille dans son pays? nous le saurons dans quelques heures... mais nul doute que Julien sera aux avant-postes pour écrire ce scénario, car nous pouvons compter sur lui pour se battre jusqu'au bout, tout donner et ne rien regretter.
Ensuite, comme il le dit si bien, "on fera les comptes en bas"!

JULIEN LIZEROUX , la pression, est-ce un mot tabou?
J.L. : La pression, ça fait un an qu'on ne nous parle que de ça. Après, quand un lycéen va passer son bac, lui aussi à la boule au ventre. Quand on va à son premier rendez-vous avec une fille, c'est la même chose. Sauf que nous on s'entraîne toute l'année pour ça. Certes, ce sont les Jeux Olympiques mais ça reste une course d'un jour. On (nous) dit: "il n'y a pas encore eu de médaille, alors comment vous allez faire?". Moi je cours pour moi, pas pour les autres. On fait un sport qui est individuel mais on le vit en équipe.

Mais l'attente du public, eu égard à votre statut, est importante...
J.L. : Les attentes ce sont des choses extérieures, qu'on ne contrôle pas. C'est pourquoi on reste centrés sur nous car on sait ce qu'on a à faire. On met toutes les chances de notre côté. Si ça se passe bien, c'est qu'on l'a mérité. Et si ça se passe mal, il faut analyser. Il ne faut pas se cacher, être objectifs et honnêtes. Mais il ne faut pas se mettre plus bas que terre, se dire que c'est la fin du monde. Il faut repartir de l'avant. Si on fait le bilan de ma carrière, je crois qu'il y a eu 98% de moments difficiles et 2% de bons moments. Je peux vous dire que les 98% de moments difficiles, ils valaient le coup.

Justement, comment aborder l'échéance dans les meilleures conditions?
J.L. : Les jeux Olympiques, c'est spécial, exceptionnel. Les émotions sont décuplées dans un sens comme dans l'autre. M'évader, prendre un peu l'air, ça m'a fait du bien. Je suis presque prêt pour samedi. Je suis allé voir d'autres épreuves, j'ai aussi pas mal dormi parce que je crois que c'était important. Je ne suis pas quelqu'un de très tendu en général. Maintenant il ne faut pas tomber dans les excès. Ce qui me réussit depuis plusieurs saisons, c'est mon état d'esprit, ma manière de faire. Il ne faut surtout pas que je m'en écarte aujourd'hui. Je donnerai tout le jour de la compétition et on fera les comptes en bas.

Propos recueillis sur le site eurosport.fr.

Julien aura le dossard 4 ce soir, départ de la première manche à 19H00 (heure française).


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Dernière ligne droite vers le slalom !

Publié le 24 février 2010

Après un Super-Combiné terminé à la 18ème place, Julien profite de ces quelques jours de repos pour paufiner sa préparation en vue du slalom de samedi.
Déçu par sa descente mardi (34ème temps à plus de 4 sec du leader), Julien a fait une belle remontée sur la manche de slalom.

«Julien Lizeroux, quel bilan tirez-vous de votre super-combiné (18e) ?
Quand on prend quatre secondes dans la descente, c'est quasiment impossible au vu des conditions d'aujourd'hui de faire la différence en slalom. Avec la neige un peu facile, cela nivelle le niveau. Je n'ai aucun regret parce que j'ai tout donné. En descente, l'important est de skier vite, pas de skier bien. Cela fait un petit moment que je l'apprends à mes dépens. J'ai 30 ans mais j'ai encore besoin d'expérience en vitesse. Malgré un tracé tortueux à la Ante Kostelic, c'était un slalom que je mettrais dans la catégorie ''faciles''. Ce n'était pas une manche parfaite, j'ai fait quelques petites fautes mais c'est toujours bien de faire une manche sur une piste qu'on n'a jamais pratiquée.

Continuez-vous à penser que les JO sont une compétition comme les autres ?
Depuis que je suis arrivé, je suis surpris que les JO prennent une telle ampleur alors que concrètement, c'est juste une course basique. Notre sport est particulier car tous les week-ends en Coupe du monde, il y a les meilleurs du monde. En tennis, par exemple, les meilleurs du monde ne se retrouvent que pour les quatre tournois du Grand Chelem. C'est même une course qui a moins de valeur sportive car il n'y a que quatre coureurs par nation. On en fait tout un pataquès. On idolâtre ou on met à terre une personne sur une course d'une journée. Ce sont les règles du jeu, à nous de nous adapter. C'est tout ce qui est autour qui change. Nous, on les mêmes personnes, les mêmes skieurs. Certains vont dire qu'on craque sous la pression. Mais en Coupe du monde, il y a des jours où on n'est pas bons. Il faut imaginer que 95% des concurrents vont repartir tristes des JO, 5% vont repartir heureux.

Et comment allez-vous repartir ce soir ?
Ce soir, j'ai le sourire. Aujourd'hui, je n'ai pas été bon. Cela m'est déjà arrivé plein de fois cet hiver. Après une journée comme ça, on apprécie plus les journées qui se passent bien. Je vous rassure, je ne vais pas prendre une pelle et creuser un trou pour me mettre dedans. Maintenant, je fais faire beaucoup de récupération car la journée était chargée physiquement et mentalement. Les cuisses sont un peu lourdes. Je suis déçu de ma course mais je pense que c'est assez logique. Cela ne m'a pas abattu. A moi de tirer les leçons de tout ça, de faire un bilan tout seul et avec les entraîneurs. Je reste un compétiteur, j'ai un truc coincé là (il montre sa gorge). Il va falloir le faire passer.»

lequipe.fr - Propos recueilli par A. T.-C., à Whistler 

RDV samedi à 19h00 pour la première manche du slalom !

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La ruée vers l'or !

Publié le 12 février 2010

Nous y sommes...
Après 4 ans d'attente, c'est ce soir que s'ouvrent les JO d'hiver à Vancouver !
Plus de 2 600 athlètes seront présent pendant 15 jours sur les différents sites des jeux comme Vancouver ou Whistler.

Après quelques jours de repos en France la semaine passée, Julien est arrivé lundi au Canada, plein d'ambitions. Ce sont ses premiers jeux, et il s'alignera en super-combiné le 16 février, puis en slalom le 27 février.
Nul doute que, comme à son habitude, Julien aura le couteau entre les dents à chaque course. Les JO, ça transcende, comme il le soulignait en parlant de ses meilleurs souvenirs au micro d'Eurosport:
"L'évènement qui m'a le plus marqué, c'était lors de JO d'été, en 1996, à Atlanta avec la finale du 200m messieurs. J'étais avec mon frangin . C'était tard dans la soirée. J'étais à l'époque en ski-études. On avait cours l'été et je me couchais à 5 heures du matin pour partir à 7h à l'école. Et cette nuit-là, on avait assisté aux 19"32 de Michael Johnson. Sa façon de courir, avec ce buste tout droit, nous avait impressionnés. Concernant les JO d'hiver, j'ai deux souvenirs qui me reviennent. C'était à Turin, il y a quatre ans. Je n'y étais pas. J'étais dans mon canapé. Tout seul. Et l'évènement que je retiens, c'est la médaille de Sandra (Laoura). C'était génial. C'était la première médaille de l'équipe de France. Le lendemain, il y a la descente d'Antoine (Dénériaz). J'étais au même endroit. Je me rappelle, je criais tout seul chez moi. Je faisais des bonds partout. C'était énorme".

Depuis son arrivée, Julien a participé à la deuxième descente d'entrainement en vue du super-combiné sur la piste de Whistler (La première ayant été arrêtée après le passage du 40ème concurrent pour cause de brouillard).
L'occasion pour lui de tester les bosses les murs et les dévers canadiens, mais également la nouvelle combi de l'équipe de France, dans un style revial Grenoble 68 !
 
Rendez-vous donc mardi prochain, à 19h00 pour la descente du super-combiné, et que la force soit avec toute l'équipe de France !!!!

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Schladming, comme si vous y étiez...

Publié le 28 janvier 2010

Après sa septième place au slalom de Schladming en Autriche, Julien a quelques jours pour récuperer du physique avant Kranjska Gora Dimanche.
Fatigué par le rythme soutenu du mois de janvier, il reste plus motivé que jamais avant les deux derniers slaloms de la saison, et surtout avant les JO.

«J'ai rarement disputé une course aussi difficile. Je n'ai pas la pêche de début janvier mais je ne lâche rien.
C'était vraiment compliqué, j'ai commis trop de fautes, de vitesse, d'engagement et si d'habitude je les rattrape avec mon physique, là, je n'avais plus d'essence.
Ce qui me déçoit, c'est que je suis à deux secondes de la victoire. Le dossard rouge, même si tout le monde me dit qu'il me va bien, c'est après le dernier slalom qu'il faudra l'avoir !»

Florian du blog savoieactu.com, est de retour sur la coupe du monde de ski, et il nous propose un reportage exclusif au coeur de Schladming...
MONTEZ LE SON !


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