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Julien Lizeroux

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Nous y sommes...

Publié le 27 février 2010

A quelques minutes du départ du slalom, la tension commencer à monter avant cette grande soirée olympique!
Quel en sera le scénario? Qui ramènera une médaille dans son pays? nous le saurons dans quelques heures... mais nul doute que Julien sera aux avant-postes pour écrire ce scénario, car nous pouvons compter sur lui pour se battre jusqu'au bout, tout donner et ne rien regretter.
Ensuite, comme il le dit si bien, "on fera les comptes en bas"!

JULIEN LIZEROUX , la pression, est-ce un mot tabou?
J.L. : La pression, ça fait un an qu'on ne nous parle que de ça. Après, quand un lycéen va passer son bac, lui aussi à la boule au ventre. Quand on va à son premier rendez-vous avec une fille, c'est la même chose. Sauf que nous on s'entraîne toute l'année pour ça. Certes, ce sont les Jeux Olympiques mais ça reste une course d'un jour. On (nous) dit: "il n'y a pas encore eu de médaille, alors comment vous allez faire?". Moi je cours pour moi, pas pour les autres. On fait un sport qui est individuel mais on le vit en équipe.

Mais l'attente du public, eu égard à votre statut, est importante...
J.L. : Les attentes ce sont des choses extérieures, qu'on ne contrôle pas. C'est pourquoi on reste centrés sur nous car on sait ce qu'on a à faire. On met toutes les chances de notre côté. Si ça se passe bien, c'est qu'on l'a mérité. Et si ça se passe mal, il faut analyser. Il ne faut pas se cacher, être objectifs et honnêtes. Mais il ne faut pas se mettre plus bas que terre, se dire que c'est la fin du monde. Il faut repartir de l'avant. Si on fait le bilan de ma carrière, je crois qu'il y a eu 98% de moments difficiles et 2% de bons moments. Je peux vous dire que les 98% de moments difficiles, ils valaient le coup.

Justement, comment aborder l'échéance dans les meilleures conditions?
J.L. : Les jeux Olympiques, c'est spécial, exceptionnel. Les émotions sont décuplées dans un sens comme dans l'autre. M'évader, prendre un peu l'air, ça m'a fait du bien. Je suis presque prêt pour samedi. Je suis allé voir d'autres épreuves, j'ai aussi pas mal dormi parce que je crois que c'était important. Je ne suis pas quelqu'un de très tendu en général. Maintenant il ne faut pas tomber dans les excès. Ce qui me réussit depuis plusieurs saisons, c'est mon état d'esprit, ma manière de faire. Il ne faut surtout pas que je m'en écarte aujourd'hui. Je donnerai tout le jour de la compétition et on fera les comptes en bas.

Propos recueillis sur le site eurosport.fr.

Julien aura le dossard 4 ce soir, départ de la première manche à 19H00 (heure française).


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Dernière ligne droite vers le slalom !

Publié le 24 février 2010

Après un Super-Combiné terminé à la 18ème place, Julien profite de ces quelques jours de repos pour paufiner sa préparation en vue du slalom de samedi.
Déçu par sa descente mardi (34ème temps à plus de 4 sec du leader), Julien a fait une belle remontée sur la manche de slalom.

«Julien Lizeroux, quel bilan tirez-vous de votre super-combiné (18e) ?
Quand on prend quatre secondes dans la descente, c'est quasiment impossible au vu des conditions d'aujourd'hui de faire la différence en slalom. Avec la neige un peu facile, cela nivelle le niveau. Je n'ai aucun regret parce que j'ai tout donné. En descente, l'important est de skier vite, pas de skier bien. Cela fait un petit moment que je l'apprends à mes dépens. J'ai 30 ans mais j'ai encore besoin d'expérience en vitesse. Malgré un tracé tortueux à la Ante Kostelic, c'était un slalom que je mettrais dans la catégorie ''faciles''. Ce n'était pas une manche parfaite, j'ai fait quelques petites fautes mais c'est toujours bien de faire une manche sur une piste qu'on n'a jamais pratiquée.

Continuez-vous à penser que les JO sont une compétition comme les autres ?
Depuis que je suis arrivé, je suis surpris que les JO prennent une telle ampleur alors que concrètement, c'est juste une course basique. Notre sport est particulier car tous les week-ends en Coupe du monde, il y a les meilleurs du monde. En tennis, par exemple, les meilleurs du monde ne se retrouvent que pour les quatre tournois du Grand Chelem. C'est même une course qui a moins de valeur sportive car il n'y a que quatre coureurs par nation. On en fait tout un pataquès. On idolâtre ou on met à terre une personne sur une course d'une journée. Ce sont les règles du jeu, à nous de nous adapter. C'est tout ce qui est autour qui change. Nous, on les mêmes personnes, les mêmes skieurs. Certains vont dire qu'on craque sous la pression. Mais en Coupe du monde, il y a des jours où on n'est pas bons. Il faut imaginer que 95% des concurrents vont repartir tristes des JO, 5% vont repartir heureux.

Et comment allez-vous repartir ce soir ?
Ce soir, j'ai le sourire. Aujourd'hui, je n'ai pas été bon. Cela m'est déjà arrivé plein de fois cet hiver. Après une journée comme ça, on apprécie plus les journées qui se passent bien. Je vous rassure, je ne vais pas prendre une pelle et creuser un trou pour me mettre dedans. Maintenant, je fais faire beaucoup de récupération car la journée était chargée physiquement et mentalement. Les cuisses sont un peu lourdes. Je suis déçu de ma course mais je pense que c'est assez logique. Cela ne m'a pas abattu. A moi de tirer les leçons de tout ça, de faire un bilan tout seul et avec les entraîneurs. Je reste un compétiteur, j'ai un truc coincé là (il montre sa gorge). Il va falloir le faire passer.»

lequipe.fr - Propos recueilli par A. T.-C., à Whistler 

RDV samedi à 19h00 pour la première manche du slalom !

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La ruée vers l'or !

Publié le 12 février 2010

Nous y sommes...
Après 4 ans d'attente, c'est ce soir que s'ouvrent les JO d'hiver à Vancouver !
Plus de 2 600 athlètes seront présent pendant 15 jours sur les différents sites des jeux comme Vancouver ou Whistler.

Après quelques jours de repos en France la semaine passée, Julien est arrivé lundi au Canada, plein d'ambitions. Ce sont ses premiers jeux, et il s'alignera en super-combiné le 16 février, puis en slalom le 27 février.
Nul doute que, comme à son habitude, Julien aura le couteau entre les dents à chaque course. Les JO, ça transcende, comme il le soulignait en parlant de ses meilleurs souvenirs au micro d'Eurosport:
"L'évènement qui m'a le plus marqué, c'était lors de JO d'été, en 1996, à Atlanta avec la finale du 200m messieurs. J'étais avec mon frangin . C'était tard dans la soirée. J'étais à l'époque en ski-études. On avait cours l'été et je me couchais à 5 heures du matin pour partir à 7h à l'école. Et cette nuit-là, on avait assisté aux 19"32 de Michael Johnson. Sa façon de courir, avec ce buste tout droit, nous avait impressionnés. Concernant les JO d'hiver, j'ai deux souvenirs qui me reviennent. C'était à Turin, il y a quatre ans. Je n'y étais pas. J'étais dans mon canapé. Tout seul. Et l'évènement que je retiens, c'est la médaille de Sandra (Laoura). C'était génial. C'était la première médaille de l'équipe de France. Le lendemain, il y a la descente d'Antoine (Dénériaz). J'étais au même endroit. Je me rappelle, je criais tout seul chez moi. Je faisais des bonds partout. C'était énorme".

Depuis son arrivée, Julien a participé à la deuxième descente d'entrainement en vue du super-combiné sur la piste de Whistler (La première ayant été arrêtée après le passage du 40ème concurrent pour cause de brouillard).
L'occasion pour lui de tester les bosses les murs et les dévers canadiens, mais également la nouvelle combi de l'équipe de France, dans un style revial Grenoble 68 !
 
Rendez-vous donc mardi prochain, à 19h00 pour la descente du super-combiné, et que la force soit avec toute l'équipe de France !!!!

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Schladming, comme si vous y étiez...

Publié le 28 janvier 2010

Après sa septième place au slalom de Schladming en Autriche, Julien a quelques jours pour récuperer du physique avant Kranjska Gora Dimanche.
Fatigué par le rythme soutenu du mois de janvier, il reste plus motivé que jamais avant les deux derniers slaloms de la saison, et surtout avant les JO.

«J'ai rarement disputé une course aussi difficile. Je n'ai pas la pêche de début janvier mais je ne lâche rien.
C'était vraiment compliqué, j'ai commis trop de fautes, de vitesse, d'engagement et si d'habitude je les rattrape avec mon physique, là, je n'avais plus d'essence.
Ce qui me déçoit, c'est que je suis à deux secondes de la victoire. Le dossard rouge, même si tout le monde me dit qu'il me va bien, c'est après le dernier slalom qu'il faudra l'avoir !»

Florian du blog savoieactu.com, est de retour sur la coupe du monde de ski, et il nous propose un reportage exclusif au coeur de Schladming...
MONTEZ LE SON !


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Bilan de Kitzbuhel !

Publié le 25 janvier 2010

A la veille du slalom de Schladming, Julien fait un bilan de son week-end à Kitzbuhel, sur son blog de sport24.com.

Salut à toutes et à tous ! Je suis dans le bus qui nous emmène à Schladming pour le slalom de mardi soir. Généralement, après les courses tu es un peu fatigué et émoussé mais là un lendemain de semaine à Kitzbühel, tu n'as même pas besoin d'attendre le lundi matin ! C'est extrêmement exigeant, technique et éprouvant. Pour en avoir parlé avec Benni (Raich) et Ivica (Kostelic) qui ont l'habitude de faire la descente et le slalom, ils n'avaient plus leurs jambes de 20 ans au départ du slalom dimanche matin. Ce que je leur ai répondu, c'est que moi, quand c'est comme ça, je skie «avec la tête, le cœur et les couilles !». On s'aperçoit finalement que le physique ne fait pas tout. Au départ de la 2e manche, j'avais les jambes en coton mais pas une seule seconde je n'ai renoncé. J'ai envoyé encore plus, j'ai skié de manière intelligente contrairement à la première où j'avais un peu trop assuré. L'important ensuite, c'est de n'avoir aucun regret et c'était le cas hier.

Pour vous parler de la descente que j'ai faite pour la première fois cette année à Kitzbühel, je reprendrais les propos d'un de mes illustres compatriotes Pierre Paquin (ancien skieur de l'équipe de France) qui avait dit : «On te dit de t'attendre au pire, on s'imagine le pire et quand tu arrives c'est encore pire !» Quand je suis arrivé au premier entraînement, j'ai eu plutôt une bonne surprise car la préparation de la piste était moins extrême que d'habitude mais le jour de la course, tout a changé ! C'était un monde à part, il y avait beaucoup plus de vitesse, la neige était très glacée et surtout je me suis fait bien secouer. J'avais pas mal d'appréhension au départ d'autant plus qu'en 5 secondes tu t'envoles sur 50m, je me suis fait pas mal de frayeurs mais j'ai rallié l'arrivée sans jouer ma vie. C'était un rêve de gamin de faire cette descente et je suis content de l'avoir skiée. J'ai eu des critiques avant en me disant que j'allais perdre de l'énergie. Oui, c'est vrai j'en ai perdu mais j'ai eu des sensations uniques et j'ai surtout montré que dimanche, je pouvais être performant en slalom.

J'arrive bientôt à Schladming où nous allons faire du ski libre aujourd'hui avant le slalom nocturne de mardi. J'aurai le dossard rouge de leader au départ, je suis content de l'avoir pris à Kitzbühel mais l'important c'est de l'avoir jusqu'en fin de saison ce dossard, sinon ça sert à rien ! Comme à mon habitude, je ne vais pas trop me poser de questions et me mettre une pression supplémentaire. Je reste fidèle à mon engagement, je vais tout donner à Schladming et on verra ensuite. Rendez-vous mardi à 17h45 pour la première manche !

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