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Julien Lizeroux

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On va envoyer du gros !

Publié le 13 mars 2009

Arrivé depuis mercredi à Are pour les épreuves finales de la coupe du monde, Julien a déjà disputé le Super-G de jeudi et le géant aujourd'hui.
Sorti au super-G, il n'a obtenu qu'une 22ème place en géant... mais c'est surtout demain lors du slalom que nous attendons le plagnard !

Voilà une interview de Julien par François-Xavier RALLET pour eurosport.fr à la veille de son dernier RDV de l'année.

JULIEN LIZEROUX, vos Mondiaux de Val d'Isère se sont soldés par deux magnifiques médailles d'argent en Super-Combiné puis en slalom. Pouvez-vous revenir sur cette quinzaine magique ?

J.L. : Ce que je retiens, c'est : deux courses, deux médailles, un public venu en masse pour soutenir tous les Français, une organisation superbe. Je crois que c'était tout simplement la fête du ski. Personnellement, les Mondiaux de Val d'Isère ont été une grosse satisfaction. Mais également sur le plan de l'équipe avec des places d'honneurs dans toutes les disciplines et un très bon état d'esprit.

Après Kitzbuehel, vous vous êtes imposé à Kranjska Gora. Décrocher une 2e victoire n'est-il pas plus difficile que d'en obtenir une première ?
J.L. : C'est vrai que je suis très content d'avoir gagné de nouveau. Ça signifie pas mal de choses. Ça veut dire notamment que je me suis remis au boulot après ma première victoire. Ça signifie aussi que je n'ai pas envie de m'arrêter là. Il faut juste profiter de ses bons moments et continuer de surfer sur la vague.

Vous apportez beaucoup d'importance au travail effectué dans votre réussite actuelle. Mais votre solidité mentale ne joue-t-elle pas un rôle prépondérant dans vos performances ?

J.L. : Quand je parle de travail, c'est général: c'est le physique, la technique mais aussi, bien sûr, le mental. Ce n'est pas quelque chose d'inné, mais c'est grâce au travail, à l'entrainement et la répétition que l'on arrive à mieux se connaitre et à être plus performant. C'est ce qui fait la différence dans le sport de haut niveau.

Votre style sur la neige est agressif, en force. On vous sent parfois à la limite... mais au final, vous êtes toujours à l'arrivée...
J.L. : Je crois que c'est ce qu'on peut constater en effet (rires). L'important c'est d'être efficace et rapide, peu m'importe la manière...

La saison a été longue. Dans quel état de forme arrivez-vous en Suède et quel bilan tirez-vous de votre hiver ?
J.L. : Je suis fatigué, comme tous les coureurs du circuit. Le mois de janvier a été très chargé et nous avons enchaîné directement avec les Mondiaux. Maintenant, la saison est bientôt terminée. Il ne faut donc rien lâcher jusqu'aux finales et tout donner. Concernant le bilan, je peux déjà en tirer un global: il n'y a que des bonnes choses !

Vous n'avez jamais couru à Are en Coupe du monde. Que pensez-vous de cette piste ?
J.L. : Elle n'a rien de spécial, à vrai dire. Mon objectif à Are sera d'envoyer du gros. Je vais continuer d'aborder les courses de la même manière: m'adapter aux conditions, au relief, a la qualité de neige, au tracé. Et surtout, envoyer du gros !

Avant de partir en vacances...
J.L. : Oui, mais pas tout de suite. Mon programme risque d'être chargé jusqu'à fin avril. Je vais être sollicité par mes sponsors. Je vais également fêter ma saison : un gros programme en perspective, jusqu'au Challenge des Moniteurs. Après, ce sera réellement l'heure de prendre des vacances...

Nous vous proposons également une interview exclusive de Julien par Florian de savoieactu.com à la suite de son super-G.


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Bienvenue sur la planète Julien Lizeroux !

Publié le 1 mars 2009

6 courses : 2 victoires, 3 deuxièmes places.
Julien est incontestablement le skieur le plus régulier de cette année 2009.
Est ce que la victoire de Kitzbuehel a été la petite étincelle qu'il fallait pour enflammer ses skis ? certainement... car depuis cette date, Julien est magistral... comme si rien ne pouvait l'arrêter.

Encore aujourd'hui, à Kranjska Gora, Julien nous a sorti deux manches d'anthologie...
Après s'être posté à une belle 4ème place après la première manche, il se retrouvait au départ du deuxième tracé dans sa position favorite : partir un peu derrière les meilleurs, pour aller chercher la gagne.
Puis est venue sa deuxième manche, certainement l'une de ses plus belles deuxièmes manches cet hiver... Julien était sur nuage, et même ses quelques petites fautes, dues à une piste détériorée, étaient effacées par sa technique de funambule...

Julien nous a offert une nouvelle victoire qu'il est allé chercher avec les trippes. Qui pensait qu'il était abonné aux deuxièmes places????
Preuve que le ski peut être également un sport d'équipe, la perf de Julien a forcément obligé l'autrichien Reinfried Herbst à forcer son ski... pour sortir du tracé, et de la course au globe face à JB Grange...

Encore un slalom avant la fin de la saison, dans 15 jours à Äre. Ou plutôt, il n'en reste plus d'un seul... car ce bonheur de voir nos coureurs sur les plus hautes marches du podium va nous manquer cet été !

Sandie Tourondel de sport24.com nous propose une interview exclusive de Julien à la sortie de son slalom.

Sport24.com : Julien, vous continuez de surfer sur la vague avec cette première place à Kranjska Gora. Vous semblez skier sans vous poser de questions. Est-ce cela le secret de votre réussite ?
Julien Lizeroux : Pour la réussite, il n’y a pas de secret, c’est le travail surtout qui compte. Il y a aussi le plaisir et la passion et ensuite la confiance qui se traduit chez moi par le fait que je ne pense à rien. Je m’adapte à toutes les situations. C’est tout cela qui est dur à atteindre et quand tu le possèdes, tu ne sais pas pourquoi mais tu en profites ! Toute l’expérience que j’ai engrangée et tout le travail effectué ces dernières années ont payé.

Sport24.com : Justement, cette expérience vous a servi en deuxième manche car malgré quelques fautes, vous avez réussi à gagner la bataille…

Julien Lizeroux : Il faisait un peu moins chaud que samedi alors la piste est restée assez dure. Après, la première manche était assez facile et les conditions sont restées bonnes donc les écarts étaient très faibles et la différence devait se faire en deuxième manche. Les coaches m’avaient prévenu que ça serait compliqué mais j’ai fait la différence sur le mental, l’implication et l’intensité que j’ai mis dans mon ski. Je ne pensais pas être aussi rapide car j’ai fait pas mal de fautes mais ma grande force a été de rester régulier quand même dans le tracé.

Sport24.com : Quelle saveur a eu cette deuxième Marseillaise de la saison ?
Julien Lizeroux : Elle était très sympa car l’ambiance printanière de Kranjska Gora a beaucoup joué. Il faisait très beau, le public était venu en nombre, c’était agréable. Elle était importante aussi car c’est déjà dur de gagner une course et réitérer cette performance, c’était une grosse étape à franchir. Alors, comme vous dites, je surfe bien sur la vague en ce moment.

Sport24.com : Il reste un slalom lors des finales d’Are où se jouera le globe de cristal. N’avez-vous pas des regrets de ne pas pouvoir jouer la première place de ce classement ?
Julien Lizeroux : Ça ne sert à rien d’avoir des regrets pour quelque chose qui n’aura pas lieu ! Je savais qu’en début de saison, je n’étais pas prêt comme je le voulais et au contraire, je trouve ça génial de pouvoir en profiter maintenant. Je suis content que ça se termine car je suis vraiment fatigué et ça se joue donc sur le mental. Après, on verra l’année prochaine pour le globe. C’est quelque chose de difficile à aller chercher et je ne vais pas me focaliser que là-dessus car je me tromperais d’objectif. Je vais prendre les courses les unes après les autres et rester fidèle à ce que je fais depuis le début de ma carrière.

Sport24.com : En gagnant ce slalom, vous permettez à Jean-Baptiste Grange (29e) de conserver son dossard rouge de leader, cela doit être un soulagement pour lui…
Julien Lizeroux : C’est sûr qu’en tombant, on ne peut pas être devant. C’est une période difficile pour lui car il est très bon, il a le bon état d’esprit mais ça ne paie pas. C’est dans ces moments là où il ne faut pas lâcher et s’accrocher. Ce n’est pas comme s’il terminait 20e en ne faisant pas de fautes. Ce que je retiens aujourd’hui, c’est que Reinfried Herbst est sorti, Ivica Kostelic fait une grosse deuxième manche sans être dans le coup dans la première mais que «JB» est toujours en tête de la Coupe du Monde de slalom. Il faut bien qu’il récupère avant Are, qu’il se concentre sur lui car il faudra aller le chercher dans 15 jours.

Rendez-vous le 14 mars prochain pour le bouquet final !

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Grosse ambiance à La Plagne pour Julien !

Publié le 25 février 2009

Après les magnifiques performances de Julien en Coupe du Monde (1er à Kitzbuehl, 2ème à Sestrière), et quelques semaines avant la fin de la saison, la station de La Plagne a dignement fêté les résultats de Julien hier soir.

Tous ses amis et par toute la station étaient réunis au coeur de la station, à l'occasion d'un ski show organisé spécialement pour lui.

Quelques images d'ambiance recueillies par Florian de savoieactu.com.


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Julien confirme sa grosse forme !

Publié le 23 février 2009

Ses deux médailles de vice-champion du monde en poche, Julien est reparti sur le circuit coupe du monde avec une grosse motivation !
Bien sur, tout le monde attendait son retour, pour voir si ses performances des dernières semaines allaient être confirmées.
Et ça n'a pas loupé : Julien nous a de nouveau gâté avec une magnifique 2ème place au super-combiné de Sestrière.

Une fois n'est pas coutume, c'est lors du super-G, que Julien a construit sa 2ème place. Il a sorti une course de toute beauté, pour terminer cette première manche à la 6ème place provisoire, en devancant tous les spécialistes comme Svindal, Kuchera ou encore Defago...

Restait plus qu'a tout lacher dans le slalom. En gros, faire ce que Julien sait le mieux faire ! En effectuant une manche parfaite, sur un slalom plutôt ouvert, il prend la tête jusqu'au passage de Romed Baumann, meilleur temps du super-G.
Malheureusement, l'histoire voudra que l'autrichien conserve 30 centièmes d'avance à l'arrivée, mais cette deuxième place de Julien confirme une fois de plus que ses bons résultats de 2009 ne sont pas là par hazard...

"Il fallait surfer sur la lancée... C'était pourtant pas évident de se remettre dedans, mais j'ai fait le plus dur aujourd'hui. Je suis super-content de ce podium. Cela confirme !"

Voilà une interview de Florian de savoieactu.com, qui a fait le déplacement en Italie pour l'occasion !


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Les skis sur terre, la tête dans les étoiles !

Publié le 15 février 2009

Deux courses, deux médailles ! C'est tout simplement enorme... Julien a marqué de son empreinte cette Face de Ballevarde et ces championnats du monde.
Là ou la pente et la glace sont un piège de tout instant, là ou 40 000 français en délire grondaient autour de la piste, là ou la pression était la plus forte, là ou tous les plus grands ont échoué, Julien nous a encore sorti deux manches d'anthologie !
Quelle sérénité, quelle régularité... a quelques secondes de son départ en seconde manche, on le voyait encore entrain de plaisanter avec son entraineur!!!
Pourtant, et dès la première porte, on a tout de suite vu qu'il fallait compter avec lui aujourd'hui, et que "assurer" ne faisait pas partie de son vocabulaire.
Alors, ce fut 53 secondes de pur bonheur, d'intelligence, de solidité, et seul Manfred Pranger a été plus rapide à l'arrivée.
Mais cette deuxième médaille d'argent est magnifique, car elle a été cherchée avec les trippes et avec le coeur.
Vraiment Julien est un homme à part. C'est un champion généreux, et un exemple de perséverence.

L'histoire aurait plus être encore plus belle, si JB Grange n'avait pas fait cette faute en deuxième manche. Mais nous ne doutons pas que nous retrouverons rapidement ces deux champions sur le même podium...

« Julien Lizeroux, quel est votre sentiment à l'issue de ce slalom ?
C'est vraiment le plus beau jour de ma vie. Disputer les championnats du monde à la maison, avec une foule de 40.000 spectateurs qui nous encourage, c'est vraiment quelque chose d'incroyable. Je suis vraiment heureux. C'est l'image que je retiendrai de ces championnats du monde : quand on arrive dans le portillon de départ de la deuxième manche, et qu'on voit cette marée humaine en bas de la piste. L'autre image, c'est quand je franchis la ligne et que je vois que j'ai plus d'une seconde d'avance. C'est un sentiment de délivrance.

As-tu vu les autres concurrents tomber lors de la deuxième manche ?
On était au restaurant en haut entre les deux manches. On a fait la reconnaissance. On s'est reposé en haut. Steve (Missillier) est parti faire sa course. On est resté avec Jean-Baptiste (Grange). On a regardé la télé. On savait avant la course que ce serait difficile. On est resté calme. Après, j'ai été au départ, j'ai fait mon échauffement traditionnel. Je n'ai pas regardé les coureurs avant moi. J'ai juste vu que Ted Ligety était parti à la faute quand je l'ai vu au bord de la piste, comme j'avais vu Herbst lors de la première manche. Cela ne m'a pas du tout gêné. Je me focalise sur moi. Avec mon coach Jacques (Théolier), avant le départ, on dit : ''On lève les bras et on reste calme''.

La victoire était-elle à votre portée ?
Je pars du principe qu'au départ d'une course, la victoire est toujours à ma portée. Sinon, ça ne sert à rien de participer. Maintenant, je n'ai aucun regret, j'ai tout donné. J'ai pris beaucoup de risques dans la deuxième manche. Je suis arrivé en bas du mur avec beaucoup de vitesse que je n'ai pas bien su gérer. Mais j'ai réussi l'essentiel : rester dans le tracé. Je suis tombé sur quelqu'un de très fort. Je suis très fier de mon parcours lors de ces championnats du monde : j'ai couru deux épreuves pour gagner deux médailles d'argent.

Comme en super-combiné vous arrivez à décrocher une place sur le podium alors que vous partez de derrière. Avez-vous un secret ?
Quand j'ai vu que j'étais 22e avant le slalom du super-combiné lundi, je me suis dit : ''Un podium, c'est encore possible.'' C'est ce que je me dis à chaque course. Je crois en ma technique, en ma chance, en mon état d'esprit. Je m'éclate sur les skis. C'est ce que j'ai fait aujourd'hui et ce que j'essaie de faire à chaque course. J'ai un tempérament explosif. C'est ma grande force et c'est aussi ce qui me fait faire quelques fautes.

Qu'est-ce qui a changé pour vous cette saison et qui fait de vous un vainqueur en Coupe du monde et un vice-champion du monde de slalom et de super-combiné ?
J'ai touché du doigt quelque chose depuis le début de saison. Je pense que notre groupe et notamment Jean-Baptiste n'est pas étranger à cette évolution. J'ai essayé de m'inspirer de son calme et de sa fluidité. Aujourd'hui, j'ai trouvé un compromis plutôt efficace. Ensuite, c'est le travail, la connaissance de soi. J'ai beaucoup travaillé dans ce domaine. Je suis fier d'avoir mis une stratégie en place et de ne pas en avoir dévié. (...) Aujourd'hui, j'ai un sentiment de plénitude, d'apaisement et de joie.

Quel rôle pouvez-vous jouer auprès de Jean-Baptiste Grange qui quitte les championnats du monde sans médaille ?
C'est sûr que je repars heureux et lui très triste. L'apanage des grandes équipes, c'est de se souder dans les moments difficiles. Il m'a beaucoup aidé ces dernières années, comme les autres coureurs et les coachs. Il va avoir un peu besoin de moi et je serai là pour l'aider. On a un bel objectif en commun : qu'il nous ramène le globe en fin de saison. Beaucoup de gens vont dire qu'il est passé à côté de ses Mondiaux. Moi, j'étais à l'intérieur et ce n'est pas du tout le cas. Son état d'esprit, c'était de n'avoir aucun regret. On s'est déchiré : ça a réussi pour certains, pas pour d'autres. Il va revenir très, très fort après.

Comment allez-vous célébrer ces deux médailles ?
On repart dès mercredi à l'entraînement. Ensuite, on part pour Sestrières pour courir le week-end prochain. Il faut rester assez calme après tout cela. J'adore faire la fête mais je vais attendre le mois d'avril. »

(Propos recueillis par Anthony THOMAS, pour l'equipe.fr)

Florian de savoieactu cloture les championnats avec une belle interview de Julien après son slalom.


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